Ca ne peut pas s'arrêter là.
Meredith Michael Beerbaum
Ludger Beerbaum
Marcus Ehning
Marcus Beerbaum
Franke Sloothaak
Christian Ahlmann
Daniel Deusser
Marco Kutscher
Michael Whitaker
Robert Whitaker
John Whitaker
Helen Whitaker
Tim Stockdale
David Mc Pherson
Julien Epaillard
Eugénie Angot
Florian Angot
Michel Robert
Eric Navet
Kevin Staut
Gilles Bertrand de Balanda
Jean Marc Nicolas
Robert Breul
Jerôme Hurel
Michel Hécart
Olivier Guillon
Aymeric de Ponnat
Timothée Anciaume
Penelope Leprevost
Hubert Bourdy
Jessica Kürten
Cian O'Connor
Ludo Phillipaerts
Jos Lansink
Judy Ann Melchior
Patrick Mc Entee
Helena Lundback
Tina Lund
Steve Guerdat
Christina Liebherr
Beat Mandli
Markus Fuchs
Edwina Alexander
Juan Carlos Garcia
Sergio Alvarez Moya
Gerco Shröder
Jeroen Dubbeldam
Albert Zoer
Vincent Voorn
Gregory Wathelet
Luciana Diniz
Thomas Frühmann Pour ne citer qu'eux...
[ Mannheim]Imagine toi, rien qu'une seconde.
Tu te lèves il est 6h00, gaiement tu regarde par la fenêtre, il fait beau.
Tu chantes, rien ne peut gacher ta bonne humeur.
En voiture, tu regardes les panneaux défiler. Tu souris.
Enfin tu arrives. Ces quelques minutes t'on parrut être des heures.
Tu rentres, ton badge en main, tu doubles tout le monde.
Ces longues allées, ces chapiteaux blanc, ces bruits, ces odeurs.
Eux.
Tu te sens comme chez toi, tu connais le site comme ta poche.
Tu te diriges à la détente, avant cela, tu passes devant le Café des cavaliers, où avec un peu de chance tu peux aperçevoir un bout de la team Anglaise ou bien Jos Lansink qui discute avec un autre cavalier, même si ton atention se porte plus sur Kevin Staut qui discute sérieusement avec l'entraineur national.
La carrière est immense, mais ce petit gris te tape à l'oeil. Oui il se détache des autres. Parce qu'il semble danser dans la douce lumière du matin. Osmose parfaite entre lui et son cavalier. Pas n'importe lequel certe, un allemand, celui pour qui secretement, tu y crois, vraiment.
Tu t'assois sur ces marches de pierres tiède, le soleil dans les yeux. Les télévisions sont là, les spectateurs prennent des photos par milliers, leur seul moyen d'immortaliser ces moments. Tu essayes de te les graver quelque part dans ta tête pour ne jamais oublier, mais au fond, tu sais très bien que tu n'oublierais jamais.
Tu essayes d'apprendre. Tu analyses chaques gestes, chaque mouvement.
Finalement, tu vas te trouver une place dans les tribunes, parce que c'est là que tout ce passe. Tu plonges dans cette énorme bulle excitante et stressante. Quelque part, au loin, tu aperçois ces suporters "orange" , et ces milliers de drapeau noir-rouge-jaune qui flotte dans le vent.
Cette foule qui retient son soufle à chaque obstacle, qui ne respire qu'une fois le parcours achevé, cette foule qui te procure ce frisson quand
ils ont réussi.
Tes yeux te brulent, tu as passé la journée à les contempler, à les froler. Le soleil se couche doucement. Il est 19h00. Tu te ballades dans les écuries, slalom entre ces crack, félicite les cavaliers français.
Les chapiteaux se ferment, les affaires se rangent, les camions partent.
Ce soir tu vas faire comme tous les autres soirs, tu vas emprunter cette allée pratiquement déserte, sortir par l'entrée VIP, dire quelques mots à l'homme de la sécurité, tu va t'assoir sur ce banc, et puis t'en aller.
Oui exactement ca.
Sauf que tu ne reviendras pas.
Au loin tu vois ce petit bout de rêve s'éloigner, puis disparaite...
[ RIDE]Tu te lèves, un matin, et tu sais qu'il faut que tu y ailles. Tu le sens, c'est comme ca. C'est un ordre que te donne ton subconscient.
Tu prépares, rapidement, un plan de séduction pour tes parents, qui marchent à merveille.
Quelques heures plus tard, il est 9h30, on est à Deauville. Il fait un temps superbe. Oui, tout est réunis pour que cette journée se passe à merveille.
Lunette de soleil sur le nez, tu parcours le site avec cette drôle d'excitation. Tu regardes les stands sans vraiment y faire atention, tu remarques surtout que la tête de Kevin Staut est présente partout, oui sur ces magazines. Tu te diriges vers ce p'tit restaurant, et là, tu te retrouves quasi nez à nez [ voyez le jeu de mot] avec
Lui. Justement la personne que tu voulais voir. Quelques sourires échangés [enfin surtout les tiens]. Tu sautilles joyeusement vers l'espace de détente. Tu repères bien vite Aymeric de Ponnat sur sa bouillante Jubilée d'Ouilly. Ceux qui représente un peu le couple français par excellence. Eric Navet passe devant toi sur son magnifique alezan, un peu plus loin tu aperçois Eugénie Angot et sa nouvelle jument de tête. Tu prends place dans les gradins, tu laisses place au spectacle, et tu n'es pas déçus.
Les cavaliers se suivent et ne se ressemblent jamais. T'es yeux brillent, étincellent.
La journée s'achève doucement.
Alors que tout le monde n'a d'yeux que pour le cross qui se cours, tu t'assois près de la carrière de détente. Et là tu admires. Tu revois ce couple français sensationel et puis ce cavalier Suisse. Il ne sont que deux. C'est comme un cours particulier de dressage, de perfection avec comme maîtres un certain Florian Angot et un autre Steve Guerdat, que demander de mieux ?
Le soleil décline. Et puis ca touche à sa fin. Alors tu traines des pieds, tu t'en vas. Tu regardes en arrière parce que tu ne peux pas faire autrement.
Et ce gout amer d'y laisser quelque chose...
[ Jumping du salon du cheval]Si tu vas au Salon du cheval c'est surtout pour les magasins. Enfin c'est ce que tout le monde croit. Mais tu sais que tu y vas pour une autre raison. Tu les supplies d'aller voir une épreuve, et tu gagnes, elles cèdent. Tu marches mais tu aimerais courrir. Tes jambes tremblent, tu es à bout de soufle. A quelques mètres
ils sont là. Tu montes les marches 4 à 4. Tu arrives au bout essouflé, tu regardes la piste. Et c'est
Lui. Tu redescends toutes ces marches et puis tu cours...parce qu'
ils sont là, c'est bien vrai.
Tu te mens, tu te dis que tu peux les rattraper. Peut être même qu'
ils pourront te rendre tes rêves.
Mais tu es de l'autre côté de la barrière celle que quelques mois plus tôt, nargueuse, tu aimais franchir en tirant la langue aux autres.
Peu importe.
Tu profites des détentes de ces cracks. Tu les admires.
Et puis tu montes dans les tribunes, le coeur gros. Tu t'assois, tu parles, tu souris, tu commentes.
Mais ce malaise, il est bien là.
Tu t'éloignes. Retourne faire les magasins.
Tu es heureuse tu les a revus. Quelques instants, tu as même crus que c'était pareil.
Mais voilà tu vis dans l'espoir d'y retourner...